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content: Poems v1

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title: "Critique "
date: "2022-08-25 16:54:48"
color: "blue"
tags: ["texte", "poème"]
lines: 33
words: 201
chars: 1178
original_file: "notes.carnet/carnet_archive/Critique .sqd"
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Critique, critique
Il en restera bien quelque-chose 
Constate, panique 
La situation n'est pas rose 
Décolle, rapplique 
Notre espèce court vers son apothéose 
Réfléchis, car cynique 
Tu le seras si tu ne changes pas les choses 
Où est la route qui mène à la sortie ? 
Quel est le chemin qui éloigne l'abîme 
Comment faire avec le destin un pari
Voir l'infiniment grand sans oublier l'infime 
La voie du paradis est parsemée d'embûches 
L'enfer, lui, est pavé de bonnes intentions 
La vie si dense en ville, fourmillant comme une ruche 
Nous fait chaque jour creuser ce malheureux sillon
Et pourtant, entouré, est la seule voie qui vale
L'hermitage loin des hommes ne guérit pas les peines
Profitons de chacun, car le temps nous avale
Savourons chaque instant jusqu'à en perdre haleine
Et qui sait ? Ce chemin mène peut-être au salut 
À celui de mon âme comme de notre maison
Mène peut-être à comprendre, par le bonheur vécu 
Comment chérir un monde qui longtemps tourne rond
Et qui sait ? Cet amour est la racine des choses 
Le bonheur est pavé de nos bonnes intentions 
Chaque instant savouré, chaque fois que l'on se pose
Plus que pleurer l'avenir, peut le rendre fécond
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title: "Haïkus - Courts "
date: "2022-06-28 17:40:41"
color: "purple"
tags: ["poème", "texte"]
lines: 108
words: 382
chars: 2260
original_file: "notes.carnet/carnet_archive/Haïkus - Courts .sqd"
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Indécent soleil 
Qui brille malgré les larmes
Versées en souvenir 
C'est une trop petite fenêtre 
Cet espace entre toi et moi
Et le faisceau qu'elle laisse paraître 
Ne peut transmettre tout ton émoi 
Ni ta douleur, me faire connaître 
Une bonne histoires est formidable
Elle me déplace et me transporte
Les yeux fermés, on est capable 
De vivre ses sensations fortes
De toucher son relief palpable
Mais le vécu ? Une autre histoire
Malin qui transmets une leçon
Un goût sucré, un regard long
Qui sait faire vibrer la mémoire 
Rendre odorante une narration 
Demain peut-être on saura faire
Goûter le sucré et l'amer 
Et toutes les couleurs du visible 
D'ici là, une distance est saine
J'écoute tes histoires, quand bien même
Le vécu est intransmissible
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Solitaire
Pas envie de l'opinion d'un père 
Pas de recours à un regard amer
Pas d'avis qui émanerait d'un pair
Que faire
Que penser, que défaire 
Avec qui croiser le fer 
À quoi bon parler en l'air 
Autant se taire 
Mais où vais-je aller sans mes frères ? 
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Quand le signal devient du bruit 
Quand t'écouter devient pesant
Quand 
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L'escalarbre
Grimpant en haut d'un arbre
J'y ai trouvé le flux 
Sentiment delectable
Je m'y suis donc perdu 
Marchant sur mes obstacles 
J'ai bravé les efforts 
Les ressources que l'on racle
Au fond, sont des trésors 
Sautant dans un filet 
J'ai senti ma limite 
Mon courage qui s'effrite 
Mes muscles qui lâchaient 
Pendu au mousqueton
J'ai cru y voir la fin
J'ai bravé ce destin
Ah, que ce flux est bon... 
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Silence
Tu sublime le rythme
Et cristallise l'instant 
Rien que le beat
Rien que le vent
Rien que la caisse claire 
Rien que ces temps
Silence
... 
La petite maraudière
Chemin que je n'ai emprunté 
Ce croisement est déjà hier 
Cette route, 
                              une éternité 
~~~
De l'argent dans la forêt 
Que faire de ces caillous qui brillent ? 
Leur poids dans ma poche à chaque pas
La sensation, comme une chenille, 
D'un frottement gênant et froid 
Absurde valeur nutritive 
D'un étrange fruit d'un dur labeur 
Valeur réelle ou bien fictive 
Magie ou bien ensorceleur 
Que vaut donc cette monnaie d'échange ?
Qui voudrait d'un peu de papier ? 
Qui changerait son temps en fange
À part, peut-être, un fou à lier ?
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title: "Jardin botanique "
date: "2022-08-26 12:13:08"
tags: ["poème", "texte"]
lines: 19
words: 65
chars: 419
original_file: "notes.carnet/carnet_archive/Jardin botanique .sqd"
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Vue à en perdre le souffle
Odeurs assourdissantes
Les bourgeons qui boursouflent
Toutes ces fleurs naissantes
Vertige de la nature 
Sans cesse renouvelée 
Vestiges de sculptures 
Et chemins ombragés 
Quelle fin d'un beau voyage ! 
Quelle saveur du jardin 
 Là, je me sens plus sage
Trinquons aux lendemains 
Trinquons pour les absents
(ils ouïront nos histoires) 
Trinquons, car le présent 
Est un bien court passage
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title: "Ligne de base - dire pourquoi "
date: "2022-06-29 16:24:36"
color: "violet"
tags: ["texte", "poème"]
lines: 44
words: 301
chars: 1687
original_file: "notes.carnet/carnet_archive/Ligne de base - dire pourquoi .sqd"
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Ligne de base tracée là dans le sable
Tu étais la garante de mon soleil 
Niveau standard, on renverse la table
Table rase ; plus grand chose n'émerveille 
Où est ce regard pur pour qui tout trouvait grâce ? 
Où est ce jaillissement qui me prenait au corps ? 
Quand donc a disparu ce désir trop fugace
Pourquoi vient cet ennui quand je penses au Dehors 
Il doit y avoir un obstacle, un trop-plein
Ce regard pur et noble jaillissait-il du vide ? 
Serait-ce alors question de charge plus que d'entrain 
L'échappée : fuir ce poids plus que craindre une ride ? 
Car à chaque colline se colle une analyse 
À chaque publicité la même rengaine critique 
Mais si un seul chemin préserve du cynique 
Je suivrai sans un doute le chemin de la brise 
La route sur laquelle le soleil pleut encore 
L'allée bordée d'arbres plutôt que de pensées 
Le chemin où le vent du vivant souffle fort
Le passage où le Vif daignera m'habiter 
Et pourtant c'est trop tard, car la pensée m'habite
L'édifice de savoir trop haut pour en sauter 
La tour des connaissances devient un isoloir 
Le cumul des savoirs empêche de parler 
Ou plutôt si je parle, mais qui sait dans quel but 
Puisque les mots sortent sans que le message passe
Puisque la pensée fuse, mais que le discours bute 
Sur d'autres constructions, sans effet, de guerre lasse
À quoi bon le savoir, si incommunicable ? 
À quoi bon la pensée, éternelle solitaire ? 
À quoi bon réfléchir, sinon péter un câble 
À moins de faire le choix de penser et se taire
Alors c'est décidé, je suivrai cette voie 
Qui à défaut d'échanges me rendrait mon entrain 
C'est décidé au moins pour un bout de chemin 
Écouter, rire, penser; mais ne plus dire "pourquoi"
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title: "Magistrature "
date: "2021-04-03 19:52:14"
lines: 3
words: 15
chars: 86
original_file: "notes.carnet/carnet_archive/Magistrature .sqd"
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Arch Linux et l'esthétique de l'effort et de la pureté
Les outils qui nous augmentent
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title: "Paysans"
date: "2022-07-26 00:02:18"
tags: ["poème", "texte"]
lines: 17
words: 98
chars: 559
original_file: "notes.carnet/carnet_archive/Paysans.sqd"
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Alors comme ça les paysans
Seraient montés à la ville 
Non pour y voir plus clair du haut des batiments 
Non pour dormir bercés des tambours des usines 
Non le soleil rougeatre qui se lève en bossant 
Pas plus pour les efforts garants d'une belle taille fine
Serait-ce pour les jardins, forêts civilisées ? 
Ou alors les troquets ouverts en permanence ? 
Serait-ce simplement qu'ils aiment fer et acier 
Et béton et bitume plus que la terre de France ? 
Non, il paraît comme ça 
Que les paysans 
Sont montés à la ville 
Simplement parce qu'ils avaient faim
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title: "Villanelle du Temps "
date: "2023-06-05 02:04:24"
lines: 24
words: 172
chars: 958
original_file: "notes.carnet/carnet_archive/Villanelle du Temps .sqd"
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Les doigts sur la guitare répètent la vieille danse,
Au rythme des accords, c'est la vie qui s'élance,
Et mon cœur à l'entendre va plus vite chaque fois.
La ville bat chaque jour son rythme singulier,
Ou bien tu bouges avec ou elle passe devant toi,
Les doigts sur la guitare répètent la vieille danse.
Les jours deviennent des mois puis très vite des années,
Le disque des saisons ne cesse de tourner,
Et mon cœur à l'entendre va plus vite chaque fois.
Pourquoi la piste 2 ne dure pas plus longtemps ?
On l'écoutait en boucle sur la route des vacances,
Les doigts sur la guitare répètent la vieille danse.
Ces moments sont fugaces, et parfois doux-amers,
Un peu comme le ressac qui va quitter la terre, 
Et mon cœur à l'entendre va plus vite chaque fois.
Savoure chaque seconde, elle est divine en soi,
La magie de l'instant embrase ton existence,
Les doigts sur la guitare répètent la vieille danse,
Et mon cœur à l'entendre bat plus vite chaque fois.
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title: "Île"
date: "2022-06-27 21:38:32"
color: "violet"
lines: 20
words: 117
chars: 647
original_file: "notes.carnet/carnet_archive/Île.sqd"
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Il est tel une île en lui même
Bordé de rives abruptes sans aucun radeau
Tentant d'en échapper jusqu'à en perdre haleine 
Être compris, trop lourd fardeau 
Mais pourquoi tant vouloir être entendu ? 
L'arbre qui tombe seul ne fait-il pas de bruit ? 
La pensée solitaire lui est elle défendue ? 
A-t-elle moins de valeur s'il n'y a pas d'autrui ? 
Le signal trop faible pour voir 
La fenêtre trop courte pour passer 
L'instant trop fugace pour savoir 
Et quoi dire, et où le placer 
Alors l'île est son seul repaire
Face à un soi trop grand pour lui 
Alors mieux vaudrait se défaire 
Du repère de l'avis d'autrui 
(Du réflexe de le dire à autrui)
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